Plage du Mourillon à Toulon. (photo prise le 26 avril 2008 par Hervé CUESTA)
 
 

Voici ce qu'a dit le Général de Monsabert qui conduisit l'Armée d'Afrique à l'assaut pour libérer la France :

"Tous unis, chrétiens, musulmans, israélites, vous étiez venus écarter les voiles de deuil de la mère patrie, briser ses chaînes de captive et lui rendre la vie, cette vie que 130 ans plus tôt elle vous avait donné.
C'est l'Afrique Française, l'armée d'Afrique, l'armée de votre sang et de votre amour qui a accompli le miracle.
Quelle amère destinée que la vôtre !! Vous n'avez trouvé d'autre reconnaissance que l'arrachement de votre sol et de vos biens, l'éloignement de vos tombes et de vos aîtres familiers, le débarquement, dans une fuite éxigée par une métropole sans entrailles, sur ces mêmes plages où vous lui aviez apporté la générosité de votre attachement jusqu'au sacrifice suprême sous les plis de vos drapeaux"

...........Fermez le ban.

 
 
 
 
 
 
 
Monument aux Morts d'Alger - Hommage aux combattants des deux guerres mondiales.
 
 
 
Au sommet du bois "des Quatre Canons" au "Fort l' Empereur" on pouvait voir la colonne érigée en 1912 à la gloire des Morts de l'Armée d'Afrique appelée "colonne BAILLOUD", et qui servant d'amer aux bombardiers allemands, a été dynamitée le 3 février 1943, peu après le débarquement allié du 8 novembre 1942.
 
CASERNE D'ORLEANS
 
 
 
Caserne d' Orléans. Elle se trouvait en face du stade MINGASSON, Lieutenant-Colonel du 9° Zouaves tué le 27 septembre 1915 en Champagne.
 

Lieutenant-colonel MINGASSON Marc Commandant du 9° Régiment de Zouaves.
tué le 27 septembre 1915 à Ripont / Marne

Sépulture au Cimetière de Saint Eugène - Carré 1 G. CAP N° 132

 
 

Le Capitaine Bister a reçu la croix de chevalier de la Légion d’honneur
Des mains de son frère.
Il y quelques jours, dans la magnifique salle de restaurant des bains d’El kettani, s’est déroulé une manifestation intime. Un des membres du Club des Officiers d’El Kettani, le capitaine Maurice Bister, président de la sous-commission sportive du club, recevait des mains de son frère la croix de chevalier de la Légion d'honneur,
M Bister, ingénieur honoraire des Chemins de Fer, retraça la carrière de son cadet, officier du Service de recrutement d'Alger. Il sut nous parler du capitaine Maurice Bister en termes sobres et émouvants, Prisonnier en 1940, après avoir lutté jusqu'à la limite du possible, le capitaine Bister réussit à quitter le stalag en se faisant passer pour Kabyle. Il évita la résidence du travail fixée par l'ennemi en utilisant le faux plancher d'un camion pour rejoindre la Zone non occupée puis l'Algérie. Il reprenait le combat en Tunisie, dans les djebels, ce qui lui valut la Croix de guerre et les galons d'officier.
M Bister accrocha sur la poitrine de son frère la croix même que portait son grand-père, militaire de carrière et qui lui avait été remise voici 100 ans, en 1858.
Le général Coche, qui présidait cette cérémonie, dit combien lui-même et tous les membres d'El­Kettani étaient heureux qu'un des leurs porte une croix si bien méritée. Le docteur Dendale, au nom des membres d'El-Kettani, remit un souvenir au capitaine Bister tandis que les volleyeuses du club, par l'intermédiaire du capitaine Riou, offraient une magnifique corbeille de fleur à Mme Bister aussi émue et heu­reuse que son époux,
Nous félicitons sans réserve notre ami le Capitaine Maurice Bister, pour sa croix qui honore à la fois le soldat et le sportif.

Capitaine Maurice BISTER
 
 

1° guerre mondiale.

 
 
Norbert GUICHARDON.
1916 - Toulon - Jean BARBY et Jean COURENT
1915 - Victor MONS et son fils Jean.
Victor MONS
1916 Jean MONS, en convalescence après sa première blessure.
1915, première permission de Jean MONS.
 
 
Le zouave Joseph, Félix AICARDI a été porté disparu le 4 septembre 1914, un mois après son rappel de mobilsation générale. Son fils Etienne avait un an...
Pupille de la nation, puis combattant et prisonnier de guerre en Allemagne dans le 7° Régiment de Tirailleurs Algériens * en 1939/40; en remerciement, l'armée française le blessa grièvement le 26 mars 1962 rue d' Isly...
* Armée d' Afrique: Tous ces hommes se battirent sans rechigner pour leur pays, la France, entraînant des sacrifices humains incommensurables tel le 7° RTA qui a eu entre 1942 et 1944, 109 % de pertes, c'est à dire qu'il a été reconstitué trois fois en deux ans !!. Comme le dit le " chant des Africains ", " nous sommes venus de loin pour défendre le Pays ! ". On est loin de " la quille bordel ! " comme nous l'avons entendu tant de fois au cours des " Evènements d'Algérie "… ( page 125 du livre "Alger les Tournants Rovigo" tome 2 ; crédit: André Mayet)
 
Certificat de Bonne Conduite délivré le 19 octobre 1926 à Louis RIPOLL chef serveur au Café Montpensier.
 
Citation à l' ordre du Régiment n° 136 du 14/10/18- 1° D.M. 7° Tirailleurs
BAUDRU Louis
Motif de la citation: Le lieutenant-Colonel MEUTIER commandant le 7° Régiment de Marche de Tirailleurs.
Soldat énergique et vigoureux, d' une belle attitude au feu; le 20 septembre 1918, s' est élancé bravement à l' assaut des lignes ennemies, par le tir de son fusil-mitrailleur a contribuer au succès de l' opération
 
 
 
1940
 
14/07/53 Monument de Messelmoune commémorant le débarquement ses Alliés en Algérie le 8 novembre 1942.
 
 
Les PÉRÈS - l' Algérie et la France racontés par Claude Pérès dit "Titou".
 

Né le 17 Mai 1857, de Joseph et Antonia PERES, à MILIANA, Classe 1875, incorporé au Régiment des Zouaves, le 1er Septembre 1878, Zouave de 2ème classe. Ils étaient déjà.
Mon père, né lui aussi à MILIANA, le 18 Mai 1894. Etait là. Et pas qu'un peu.

Titulaire de la Médaille Militaire et de la croix de Guerre, avec trois citations :
- à l'ordre du régiment,
- de la Division,
- du Corps d'armée.

La quatrième, la plus élogieuse, n'est pas référencée.

   
La Médaille Militaire

L'une des décorations les plus prestigieuses au monde, mais aussi des plus originales puisqu'elle récompense à la fois les soldats, gradés et sous-officiers et les généraux ayant commandé en chef devant l'ennemi.
(Cf.) Site internet " La Médaille Militaire "

   
Incorporé le 19 Septembre 1914, il a été libéré le 24 Août 1919. Appelé comme deuxième classe, il obtenu le grade de Sergent Major pour faits de guerre, et non pour avoir suivi les pelotons d'élèves gradés .
 
Ses citations...
Ses fils, mes frères, l'un biologique, Marcel, né le 24 Septembre 1924, l'autre André, mon cousin germain, élevé par mes parents, de neuf mois l'aîné de Marcel, dès que leur âge le leur permis, se sont engagés pour " faire " 39 /45. L'un, André, dans les fusiliers marins, l'autre , Marcel , Biffin, tous les deux gradés pour faits de guerre , l'un blessé au feu.

Je n'ai pas leur livret militaire qui sont dans leur famille et ne peut vous en dire plus à leur sujet.

 

Quant à moi, le petit, né le 10 Juin 1939, le plus pâle de la famille, je me suis engagé (pour la solde) et " fait " du 2 mars 1959 au 23 Mai 1961, quelques mois, en Algérie, au service de la France.



Engagé E.V.D.A. au S.E.A. Service des essences aux armées, (je bossais déjà dans une compagnie pétrolière à Alger… donc le choix était tout trouvé) j'ai tout de suite été affecté à la X° DP. Après avoir fait mes classes à MASCARA, avec la Légion, j'ai été par le suite, partagé entre les " Bigeards " dans quelques R.P.I.M.A. et les " Massus " dans quelques R.E.P. et je me suis, entre autres, tout de même " tapé " intégralement, les opérations " Jumelles " et " Etincelles ", ceux qui y sont allés, apprécieront.



L'un de mes meilleurs ( ? ) souvenirs, c'est mon séjour avec la 13ème D.B.L.E. ( Demi brigade de Légion Etrangère) , me semble - t - il me souvenir, vers Août 1959, du coté de LAFAYETTE et ses environs.

 

 

 

Ecusson de la 13ème D.B.L.E. qui m'a été donné, un soir, au bivouac, par un légionnaire avec qui je m'étais lié d'amitié. En échange, je lui ai filé le mien, de la 776 CREMP, qu'il arborait sans complexe.
Vu l'effectif de la demi brigade, bien diminué en Indochine et non renouvelé en Algérie, pour des raisons historiques, il ne doit pas en rester beaucoup de semblables en circulation.

 
Ce sont les PÉRES, TORRÈS et leurs quatre générations, avec des dizaines de milliers de leurs semblables, qui ont fait de l'Algérie, pour le compte de la France, dont d'ailleurs, elle a largement profité, ce qu'elle était quand nous en avons été chassés.

Pour les autres, je ne sais pas, mais moi, le dernier des P
ÉRÈS, né en Algérie, je demande aux politiques opportunistes, aux pseudo-politico-cinéastes, avides de reconnaissance par les Français, en attendant mieux, aux médias et leurs interviewers ignares et gonflés de leur pauvre importance, à défaut de reconnaissance, de m'oublier et de consacrer leurs " talents " à de plus nobles causes.
Claude " titou " PÉRÈS
 
 
"(....) Français de l'Afrique du Nord! que par vous, nous rentrions en ligne, d'un bout à l'autre de la Méditerranée, et voilà la guerre gagnée grâce à la France!"
Charles De Gaulle extrait de son discours radiodiffusé, Londres, 8 novembre 1942.
 
 


Ce chant mâle et mélodieux accompagna les soldats du Corps Expéditionnaire français en Italie et ceux, pratiquement les mêmes, qui débarquèrent au milieu de l'été 1944 en Provence.

La marche, en hommage d'abord au Colonel Van HECKE, animateur des Chantiers de Jeunesse, fut officiellement dédiée au Général Joseph GOISLARD de MONTSABERT, qui n'allait pas tarder à s'illustrer à la tête de la 3° Division d'Infanterie Algérienne.

Félix BOYER, né en 1887, avait passé son enfance à Nice. Son père y était chef d'orchestre au casino de la jetée. Jetée-Promenade qui n'existe plus de nos jours. Puis Félix, fut élève du Conservatoire de Paris avant d'être Chef de Musique du 46° Régiment d'Infanterie. En 1910, il avait composé une chanson "Allons dans les bois ma mignonnette" qui ne fut pas un immédiat succès mais qui devint célèbre, pendant la guerre de 1914-18, grâce aux tournées du Théâtre aux Armées. Rebaptisée "boire un petit coup c'est agréable", elle fut interprétée par Michel SIMON et Gaby MORLAY dans le film " Les Amants du Pont de Saint Jean" et reste, avec "Frère Jacques" la chanson française la plus célèbre au monde.

Prisonnier, puis libéré par les Allemands en tant qu'ancien combattant de la Grande Guerre, BOYER, réussit à gagner Alger en 1941. Récupéré par le Général de la Porte du Theil puis, mis à la disposition du Colonel Van HECKE, il reçut la charge d'organiser la Musique Militaire d'Afrique du Nord. La formation musicale préparait les défilés en s'entraînant sur la route moutonnière à Hussein Dey. Martial AYELA, futur chef d'orchestre renommé à Alger en faisait partie. Boyer reprit les paroles de la marche de l’Armée d'Afrique, composée par REYJADE (Jeanne Decruck), les " Marocains" devenant " Les Africains".

Nommé chef de musique de la garnison, BOYER fut ensuite chargé de la fanfare du Gouvernement Provisoire. C'est à ce titre qu'au cours d'une prise d'armes il eut l'occasion de faire jouer "Les Africains" pour la première fois en public. Le Général De Gaulle présent, le félicita chaleureusement.

Le talent de BOYER fut mis également au service des armées alliées. Il composa le "Chant des GI" et le Général Eisenhover lui adressa ses compliments.

Après l'abandon hâtif et bâclé de l’Algérie en 1962, les musiques et fanfares militaires ne furent plus autorisées à jouer "les Africains». la marche était devenue "séditieuse". Il fallut attendre août 1969 pour voir cette interdiction levée par le Ministre des Anciens Combattants DUVILLARD.

A la grande joie des associations patriotiques qui avaient multiplié les démarches mais aussi de Félix BOYER, âgé alors de 82 ans, et qui déclara: " L'amour de la patrie que j'ai essayé de traduire du mieux que je pouvais dans cette marche est au-dessus de toutes les contingences politiques".

Le père des Africains, chant lié à tant de souvenirs glorieux puis tragiques, est décédé en 1980.

Crédit: John FRANKLIN, page 5, de la revue "Mémoire Vive" magazine du CDHA, N° 32.

 

 
Texte publié en mai 2000 au cours du rassemblement à Cagnes-sur-mer: " Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer au service de la Nation en l'an 2000 " .
 

Refrain:

C'est nous les Africains
Qui revenons de loin
Nous venons des colonies
Pour défendre le pays
Nous avonslaissé là-bas
Nos parents, nos amis
Et nous avons au coeur
Une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Le beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu'un venait à y toucher
Nous serions là pour mourir à ses pieds
Battez tambours, à nos amours
Pour le pays, pour la Patrie
Mourir bien loin
C'est nous les Africains.


I
Nous étions au fond de l'Afrique
Gardiens jaloux de nos couleurs,
Quand sous un soleil magnifique
A retenti ce cri vainqueur
En criant ! En chantant ! En avant !

II
Pour le salut de notre empire
Nous combattons tous les vautours
La faim, la mort nous font sourire
Quand nous luttons pour nos amours
En criant! En chantant ! En avant

III
De tous les horizons de France
Groupés sur le sol africain
Nous venons pour la délivrance
Qui par nous se fera demain
En criant ! En chantant ! En avant !

IV
Et lorsque finira la guerre
Nous reviendrons à nos gourbis ;
Le coeur joyeux et l'âme fière
D'avoir libéré le pays
En criant, en chantant : en avant !

 
 
Livret militaire de Sauveur CUESTA
 
 
 
 
 
 
 

... Jusqu'au 7 janvier 1943, l' Armée d' Afrique contiendra, quasiment seule, la pression des forces italiennes et allemandes débarquées en Tunisie où Hitler entend les maintenir coûte que coûte. La campagne de Tunisie devait se terminer le 13 ami 1943 par l'une des plus dures et plus glorieuses victoires de cette Armée prestigieuse dont l'action héroïque est encore ignorée des Français toujours soumis à l'endoctrinement orienté de l'information et des films de propagande comme celui que nous commentons aujourd'hui ("Indigènes")

60.000 guerriers, aux visages tannés et amaigris, légionnaires, tirailleurs, zouaves, spahis, chasseurs d' Afrique, artilleurs, goumiers, ont donné toutes leurs forces dans cette campagne... Puis, c'est la libération de la Corse où, en l'espace de 3 semaines, grâce à la détermination du Général Giraud, face à l'armée allemande soutenue par des chars, de l'aviation et des chalands, ce département français est libéré. La Provence qui se trouvait à 700 kilomètres d'Alger, est maintenant à 150 kilomètres de Calvi, mais c'est compter sans la campagne d' Italie, la traversée des Abruzzes et les cinq batailles de Cassino où s'illustra le 7° R.T.A. sous les ordres du général de Montsabert.

1390 tués, blessés et disparus dans cette périlleuse aventure où les actes d' héroïsme se sont multipliés pour l' honneur de la France et de son Armée d' Afrique. A ce coûteux fait d'armes, associons les noms de quelques officiers tombés à la tête de leur section tels que le colonel ROUX, le capitaine GOIFON, le capitaine TIXIER, , le Chef de bataillon GANDOËT. Evoquons aussi, le sous-lieutenant BOUAKKAZ, que ses tirailleurs portent comme un palladium jusqu'à l'objectif conquis, renouvelant ainsi un geste légendaire, celui des compagnons du CID.

Récapitulatif de la mobilisation des PN durant la guerre de 1939/45 :
27 classes mobilisées (19 à 45 ans) après le 8 novembre 1942; 259.000 mobilisables, 176.000 incorporés, plus 10.000 volontaires féminines, plus environ 7.000 des nôtres ayant rejoint la France Libre avant, ou immédiatement après le 8 novembre 1942, soit près de 16.5 % de la population sous les drapeaux pour les trois territoires Algérie-Maroc-Tunisie mais dont les 9/10 ° étaient des PN d' Algérie.
Les pertes en Tunisie, Italie, France et Allemagne, ont été de 20.000 morts et de 32.000 blessés.

Du côté des troupes musulmanes des trois territoires d' AFN: 230.000 hommes sous les drapeaux dont les 2/3 volontaires, soit pour l' AFN toute entière environ 1.6% de la population musulmane totale qui s'élevait à 14.700.000. Leurs pertes ont été de 25.000 morts et 40.000 blessés.

L'effort consenti par les Français d' Algérie n'a pas d'équivalent dans l' Histoire de France.

Anne CAZAL, lettre de Véritas N° 107 - novembre 2006

Tous ces hommes se battirent sans rechigner pour leur pays, la France, entraînant des sacrifices humains incommensurables tel le 7° RTA qui a eu entre 1942 et 1944 109 % de pertes, c’est à dire qu’il a été reconstitué trois fois en deux ans !!. Comme le dit le « chant des  Africains », « nous sommes venus de loin pour défendre le Pays ! ». On est loin de « la quille bordel ! » comme nous l’avons entendu tant de fois au cours des « Evènements d’Algérie »…

André MAYET

 
 
 
 
" Qu'est-ce que c'est que tous ces Fernandez, ces Lopez et autres Segura qui se voudraient français?", Charles De Gaulle.
 
1930 - Centenaire de l' Algérie Française - Photos prises rue d'Isly.
 
 
Mai 1949 - Défilé de Zouaves.
 
Cliquez
 
 
David ASSAYAG en 1945 sur la terrasse du 17, boulevard Gambetta.
 
 
 
Sous-Lieutenant Lucien BERNARDIE.
   
 
 
   
1e régiment de tirailleurs algériens après la bataille de Tunisie 1942-43, Lucien Bernardie accroupis au 1° rang, 3° à partir de la gauche.
 
 
Juin 1945 - Alain Barby à Constance ( Allemagne).
 
 
 
 
Joseph CONCIALDI en 1944, mécanicien-bombardier sur Marouder.
 
A Biloxi U.S.A. en 1945.
Avril 1999: même endroit 44 après...
 
 
 
 
 


Jean MAYENS né le 30 juin 1922 à Alger, Champion d'AFN de water-polo de 1947 à 1949 avec l'A.S.Montpensier.

Engagé volontaire en mai 1941 au 2° Chasseurs d'Afrique à MASCARA (ORAN) pour éviter les chantiers de jeunesse en Kabylie à la suite de la tournée de WEYGAND en AFN qui préparait la reconstruction de l'Armée d'Afrique.
Fin 1941 le régiment est regroupé à ORAN ; après le débarquement américain du 8 novembre 1942 la reconstruction de l'armée française avec le matériel américain est décidée.
Tous les mobilisables (18% des PN)) ont été rappelés pour former les régiments de l'Armée d'Afrique. En 43 , avec tous ces rappelés le 2° Chasseurs d'Afrique s'est retrouvé avec 12 escadrons.

Le commandement a donc décidé de fractionner le régiment en deux et de reconstituer le 2° cuirassier. Ce régiment a été créé par LOUIS XIV et dans la débâcle de 1940, un civil français avait récupéré son étendard et l'avais mis en sécurité à LYON , puis s'enfuyant avec lui à ORAN, il l'avait remis aux mains des autorités militaires qui se sont empressées de reconstituer le 2° cuirassier.
Jean MAYENS s'y retrouvé en tant que brigadier dans le 4° escadron du 2° cuirassier.

Rappelons la devise de ce régiment " NEC PLUR IBUS IMPAR " devise inventée par Louis XIV.
Beaucoup de jeunes métropolitains évadés par l'Espagne se sont retrouvés en AFN et mobilisés dans les différents corps de l'Armée Française.
Jean MAYENS ainsi que toutes ces recrues feront pendant un an et demi l'entraînement et la prise en main du matériel américain afin de préparer le débarquement de Provence.

D'autres Français d'Algérie avec les tirailleurs marocains, algériens, tunisiens… sous les ordres de Juin participèrent au Débarquement en Italie. (Armée JUIN).

Le 10 août 1944, la 1° DB constituée de plusieurs dizaines de cargos L.S.T. (landing- ship- tank) où se trouvaient l'infanterie, l'artillerie et la cavalerie, un escadron de 17 chars CHERMAN (avec un équipage de 5 personnes : le conducteur, son aide, le radio-chargeur, le tireur et le chef de char) dans la cale et sur le pont une compagnie de ZOUAVES (200 environ) .
L'équipage de ce L.S.T était grecque , du Commandant au moussaillon !
Pour éviter les sous-marins allemands le convoi a longé les côtes algériennes et a fait plein NORD au large de la SICILE et la CORSE pour atterrir devant Sainte MAXIME .

Pour garantir le top secret de la mission, les officiers ont décacheté les plis secrets en pleine mer et c'est à ce moment que la troupe a connu son lieu de débarquement, primitivement prévu à FREJUS.

Le 16 au matin, protégés par les tirs de la Marine Nationale ( le Lorraine, le Georges LEYGUES et l'Emile BERTIN) ainsi que la Marine Américaine, les combattants débarquent à La NARTELLE, dans une brèche ouverte dans

le Mur de la Méditerranée, par le Génie Américain la veille et l'artillerie de Marine.
Une incompétence du Commandant grec a failli coûter cher à nos vaillants soldats : il avait oublié d'actionner les ventilateurs chargés d'évacuer les gaz d'échappement des chars et GMC qui tournèrent une demie-heure avant le débarquement et qui provoqua une intoxication générale.

Ce qui obligea les hommes à récupérer à l'abri d'un bosquet pendant 4 ou 6 heures derrière la Nationale 98 ( par chance il n'y avait pas d'allemand !)
Le premier engagement eu lieu au LUC le 17 août , le 4° escadron (commandé par le Capitaine ARDISSON) était désigné pour l'opération .
Jean MAYENS , pilote du char VERDUN commandé par le sous Lieutenant Bernard GIRAUD, (fils du général) participa avec le 3° peloton.

Le char TONNERRE (2° peloton) fut touché par un canon antichar de 75 mm. PAK ; il n'y eu qu'un seul survivant ; voici la liste des tués : BERNIER Maurice, MILLERAND Roger, BACLAY Raymond, BISBAL Jean-Pierre , petit algérois de 20 ans, enterré au Luc.

Le régiment du 2° CUIR ainsi que la 1° DB, avec plus ou moins de pertes, libéra : AUBAGNE (21 août), Marseille (du 23 au 25 août), et toutes les villes et les villages de la vallée du RHONE jusqu'à TOURNON (1° septembre).
Saint ÉTIENNE et Saint GALMIER le furent le 3 septembre. Dans la plupart des cas les allemands avaient fui la veille.
" Tout le long des routes, une haie presque ininterrompue d'hommes, de femmes et d'enfants couvrent les chars de fleurs " (page 38 du livre de marche du 2° Cuirassier).

La progression freinée par le manque d'essence, les amena à BEAUNES (7 septembre) puis DIJON ( du 9 au 11 septembre)

Après la libération des VOSGES qui fut difficile à cause de l'ennemi et du climat, MULHOUSE ( du 10 février au 14 avril) fut libérée.
Le régiment passa le RHIN à ROPPENHEIM le 18 avril 1945 pour s'arrêter le 24 à ULM en compagnie des Américains et attendre l'armistice du 8 mai.

Nos jeunes Français d'Algérie et de métropole eurent une pensée pour l'Empereur NAPOLÉON.

L'humilité et la modestie de Jean MAYENS m'obligent à préciser qu'il n'était pas le seul dans cette douloureuse épreuve et qu'il a toujours une pensée pour ses amis de combat, morts ou survivants.


Propos recueillis par Hervé CUESTA le 10 juillet 2004.

Prise d'armes pendant un défilé devant le Gal de Lattre-de-Tassigny le 20 mars 1945:
Jean MAYENS : le 3° à partir de la gauche.

16 août 2002, Jean MAYENS est interrogé par Thierry CLEON de FR3 Draguignan sur la plage où il débarqua 58 ans auparavant...
 
 
 
 
 

Elève officier de Réserve et Ingénieur de la Météorologie nationale. Affecté courant 1943 au Premier Groupe Français de
Bombardement Moyen: le Groupe UN VINGT-DEUX « Maroc »,
rattaché au 42 ème WING Américain et sous ses ordres basé en Sardaigne.

Seul, avec des moyens précaires, il élabore et réalise les briefings opérationnels journaliers de Bombardement. En outre, après briefing, il réintègre les équipages et participe comme Navigateur-Bombardier aux missions de Combats. Au cours d'une Mission isolée d'observations météorologiques avec un équipage américain, en vue de CASSINO, le 4 mars 1944, le Marauder est attaqué par quatre Messersmith au dessus de la Baie de Naples. Après un combat inégal, l'appareil est
gravement endommagé. Le mitrailleur de tourelle est tué. Le Marauder en difficulté regagne miraculeusement sa base dans le Sud de la Sardaigne.

Titulaire de la Croix de guerre avec citation de combattant volontaire et Reconnaissance Alliée. Médaille de vermeil de l'Aéronautique. Médaille d'or de la Météorologie Nationale et de la Jeunesse et des Sports.

 


 
1987 - Médaille des Sports remise par Fernand SASTRE.
 
 
 
Auribeau-sur-Siagne, 23 août 2006: Médaille commémorative de la First Special Service Force par Raymond GATTI, Président des Forces Spéciales Alliées.
 
 
 
 
Jean DIMECH, né le 1° août 1924, ancien élève de l' école Lavigerie, chef scout à la Troupe Saint Augustin, engagé volontaire à 18 ans, incorporé au 5° Chasseur d' Afrique; a été blessé en 1944 pendant la campagne d' Alsace.
A trouvé une mort glorieuse à son poste de combat, dans un char, le 11 avril 1945.
     
Echo d' Alger avril 1948.
 
 
 
 
- Epinal 1930 -
Marcel DIMECH, engagé volontaire à l' âge de 20 ans, a fait ... 3 ans de Service Militaire, dans les rangs du fameux 17° Régiment de Tirailleurs Algériens, qui tenait aussi garnison dans les Vosges, à Epinal.
 
Novembre 1939 - Tirailleurs Algériens durant la 1° Campagne de Tunisie à MEDJEZ EL BAB; les flèches indiquent Marcel DIMECH.
   
Février 1940 , à gauche l'aumonier militaire; à droite, sergent-infimier Marcel DIMECH.
Août 40, Marcel DIMECH sur le cargo " Rouennais ", affecté aux transport de troupes, au large de la Sardaigne.
 
 
 
 
°
 
 

Alfred MESQUIDA né le 19 juillet 1925, décédé le 25 mai 1990.

 

Grand Mutilé de Guerre, Chevalier de la Légion d'Honneur, Médaillé Militaire cité à l'ordre de l' Armée par le général de Gaulle.

• En 1940, âgé de 16 ans requis par la Défense Passive, il fut blessé au pied par un éclat d'obus sur la terrasse de l'immeuble des Anciens Combattants 96, rue Rovigo.

A l'âge de 19 ans, il fut mobilisé dans les Tirailleurs Algériens, il perdit une jambe en sautant sur une mine au cours d'un assaut qui le fit franchir une écluse sur le canal du Rhône au Rhin.

° Cette blessure lui valut une citation à l'ordre de l'armée et il se vit décerner, à cette occasion, la médaille militaire et la croix de guerre avec palme.

   
 
A l'âge de 16 ans, réquisitionné dans la Défense Passive, il fut blessé à la cheville par une greande sur la terrasse de son immeuble.
 
En guise de remerciement pour la bravoure d' Alfred MESQUIDA, l' armée française assassina son épouse lors de la fusillade du 26 mars 1962 rue d' Isly.
 
 
 
 

02/05/1945 - Saint Dizier.

- En cette belle journée de février 1945, je me trouvais à Marseille avec deux camarades, tous trois sous l'habit militaire. Nous étions tout frais émoulus des écoles de l' Armée de l'Air au Maroc, notre brevet de spécialité en poche. Nous étions passés par Casablanca pour recevoir notre équipement américain. Nous devions rejoindre notre affectation: Secteur de l' Air n° 1, sans connaître la situation exacte, sans doute tenue secrète de par sa position en zone de combat ?

Nous voici, descendant le somptueux escalier de la gare Saint charles. Vers nous arrivaient trois jeunes filles. A notre approche, elles s'écrièrent : " Et Johny, give me chewing-gum, chocolate"
je leur répondis: "Mais nous ne sommes pas des Américains!" " Et d'où venez-vous ? " - "Devinez" - De Paris ?" - "Mais non, d' Alger" - "Ah! vous êtes de l' Armée d' Afrique!"

Et toutes trois se jetèrent à notre cou!

J'eus une pensée pour mon frère, sans doute alors en train de poursuivre les Allemands hors de France et qui, quelques mois plus tôt avait participé au débarquement en Provence et à la libération de Toulon et Marseille.

-17 ans plus tard,

Yves Donius démobilisé, rue d' Isly avec 2 copains d'Armée venus lui rendre visite à Alger  

c'était l' exode; "la valise ou le cercueil" Nous nous sommes trouvés au même endroit , avec la valise. Au bas du même escalier, de grandes affiches, en lettres énormes:

"PIEDS-NOIRS RETOURNEZ CHEZ VOUS"

Merci La France. Merci M. Defferre...

Nota: La carte d'Anciens Combattants m'a été refusée car je n'avais pas accompli le délai légal en unité combattante. J'aurai pu répondre: " était-ce légal de m'appeler sous les drapeaux à 18 ans?"

En effet ma classe, la 45, a été appelée intégralement le 2 mars 1944. Certains avaient 18 ans et 2 mois...

Yves DONIUS, né le 2 juin 1925 à Alger.
Souvenirs de PIED-NOIR
Wissous, le 28 septembre 2006

Février 1946: Marseille Yves Donius et Tessière, fraîchement démobilisés se promènent sur la Cannebière,
attendant un avion ou un bateau pour être rapatriés sur Alger.
CHARTRES - Janvier 1946, l'appareil est un Messerschmit 108.
 

Yves DONIUS a relevé ces chiffres dans l'ouvrage de René MAYER: "Algérie, Mémoire déracinée"
173.000 Maghrebins et Africains
168.00 Pieds-Noirs
20.000 Métropolitains (évadés, fonctionnaires, officiers)
35.000 Corses (libérés en Janvier 1944)
Population d'Européens d'AFN: 1.076.000; effectif sous les drapeaux: 15.60% de la population ou encore 50 % de l' Armée.

 
 
Juin 1945 - Sacré Coeur de Montmartre, permission de convalescence après blessure par éclat de mortier en Allemagne.
Février 1944 - Venafro (Italie) Gabriel se trouve à gauche.
   
Défilé des Tirailleurs Marocains à Neufchâteau (Vosges) en Octobre 1945.
 

Région de Tubingen 20 avril 1945: Gabriel ORSETTI à gauche et Charles COUTURIER à droite.

...Quand à vous, mes chers camarades Français, vous pourrez prétendre avec une juste fierté que vous avez été les artisans d'un grand évènement national dont nos enfants parleront avec émotion et respect.

Toutes les Divisions de l' Armée de Libération étaient présentes et chacune, de son génie propre et d'un amour égal pour la Patrie, a marqué glorieusement son coin de bataille.

L' Allemand est chassé du sol sacré de la France. Il ne reviendra plus.

Le Général d' Armée de Lattre de Tassigny, commandant en Chef de la 1° Armée Française

 
Chef de groupe courageux, au cours des combats du 16/11/44 dans la fôret de Montbard, a entraîné avec énergie son groupe à l'assaut, le tireur et le chargeur étant mis hors de combat, s'est emparré du F.M. et l'a mis en batterie sous les rafales ennemies.
 
 
Mahmoud BOUDJEMIA ou Marcel SAMPÈDRE dit "Marceau"
 
Mahmoud BOUDJEMIA Orléansville le 10 mars 1943
Schonltz, Couderc, Boudjemia, Leslions, Villard.
Photo-souvenir de 5 copains du Poste de Guet d'Il-Marten à Orléansville le 6 mars 1943

Novembre 1945

La cuisine à Kilchberg.
 
Zwiefalten Jura Souabe - Août 1945

Zwiefalten - Août 1945:
Monti, Giacomini, Boudjemia, Guillard, Fornimin, Yvars.

 
 
Nottinguen ( Bade) du 9 au 19 avril 1945.
Nagold - le bureau en janvier 1946 - Démobilisation de Marceaul Boudjemia.